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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:13

Si je ne m'abuse, vous le traitez de gentil

et de doux rêveur. Vous vous trompez

sur toute la Muse. Gérard de Nerval

ne se lève pas du même pied

que le dormeur du val...

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 12:47
Embellie pulmonaire

Le sentiment d'être oppressé de partir

en week-end n'en mène pas large

le long de l'autoroute.

 

Et pourtant plus d'une goutte

sur le parebrise de ma Clio accusent

la planète d'avoir perdu le chic

des petites gares et du verger.

 

Le péage franchi sans regret,

j'ouvre ma boîte aux lettres

et je reçois un choc en retour :

 

"Prendre le prochain vent

Le nuage facétieux

Comme on prendrait le train

Puis tomber de la dernière pluie

Dans une petite gare

Où jamais personne ne descend".

 

Avec Patrick Chemin, on ne fait plus table

rase de la campagne ; l'humain est affable,

et il met un point de poésie aux phrases

qui se magnent.

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:12
Temps composés d'un sentiment déposé

Sur un banc public du parc de Buisson Rond,

j'ai lu sur les lèvres d'un comte qui s'éloigne

une poésie que la présence d'Emily soigne :

 

Tell me, tell me, smiling child,

What the past is like to thee?

"An Autumn evening soft and mild

With a wind that sighs mournfully."

 

Tell me, what is the present hour?

"A green and flowery spray

Where a young bird sits gathering its power

To mount and fly away."

 

And what is the future, happy one?

"A sea beneath a cloudless sun ;

A mighty, glorious, dazzling sea

Stretching into infinity."

 

Ce qui nous donne après la traduction

de Pierre Leyris :

 

Dis-moi, dis, souriante enfant,

Qu'est-ce, pour toi, que le passé?

"Un soir d'automne, doux et clément,

Où le vent soupire, endeuillé."

 

Qu'est-ce, pour toi, que le présent?

"Un rameau vert chargé de fleurs

Où l'oiselet bande ses forces

Pour s'envoler dans les hauteurs."

 

Et l'avenir, enfant bénie?

"La mer sous un soleil sans voiles,

La mer puissante, éblouissante

Qui, là-bas, rejoint l'infini."

 

(Emily Jane Brontë - juillet 1836 / Gallimard, 1963.)

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 21:01

L'abstraction défaite appartient parfois

à la création d'un poète.

 

Nous n'avons pas assez lu à voix

haute Yves Bonnefoy. Il avait le lyrisme

 

de nous toucher au plus profond. Rime

à tout clair pour sortir de l'ornière.

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 13:43
Au Begijnhof - le béguin off

Au Begijnhof - le béguin off

Pendant que vingt-deux garçons,

plus ou moins braves, s'affairaient

autour d'un ballon,

 

je me suis souvenu, avec Liliane

Wouters, d'avoir trouvé liane

auprès de la fille d'Amsterdam :

 

Elle avait dit : "En Amsterdam

nous ne vivrons qu'une aventure.

Je n'y laisserai pas mon âme.

Amour toujours jamais ne dure."

 

Hélas ! Je ne la croyais pas.

Sous les pignons à cols, à cloches,

quand se mêlaient nos mains, nos pas,

quand j'espérais, dur comme roche.

 

L'eau verte suivant son chemin

aurait dû me dire : "Tout passe."

Mais je ne sentais que sa main

serrant la mienne dans l'impasse.

 

[...]

 

Peine plus dure que le dam

et sel des larmes que je pleure,

pour cette fille d'Amsterdam

que ne donnerais-je à cette heure ?

 

Les cloches de Saint-Nicolas,

le quai aux plantes, les dix mille

pilotis de la gare et la

rivière Amstel, avec ses îles.

 

C'était un jour du mois de mai.

Elle me disait : "Rien ne dure."

Moi je pensais que je l'aimais

beaucoup trop pour une aventure.

 

(Source : Ici on parle flamand & français,

Francis Dannemark, le Castor Astral -

Escales du Nord, 2005.)

 

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