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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 10:59

nicolas_de_stael.jpg

C'est ainsi que Nicolas de Staël

qualifie la peinture, dans une lettre

postée d'Antibes fin décembre 1954

et adressée à son marchand d'art

Jacques Dubourg.

 

Cette sentence est prémonitoire,

quand on sait que le peintre, à peine

âgé de 41 ans, allait se suicider

le 16 mars 1955, en se jetant

d'une fenêtre de son atelier. 

 

Il est pourtant au sommet de

son talent, sa carrière américaine

est bien lancée, les collectionneurs

ne s'y trompent pas.

 

Il prépare plusieurs expositions

simultanées et s'impose, à l'instar de

Vincent Van Gogh, un rythme de travail

impressionnant : 146 tableaux

réalisés en quelques mois.

 

Il peignait au couteau et ça fait "mal",

qu'il s'agisse des paysages fulgurants

exposés au Musée d'Art moderne

du Havre ou des Nus couchés dans

le bleu du château Grimaldi à Antibes.

 

La contemplation d'un des deux modèles

ayant servi cette inoubliable série nous

renvoie au coeur brisé de ce chasseur

d'absolu qui avait, dix-huit ans avant son

grand départ, déjà prévenu le monde :

 

"La flamme augmente chaque jour

et j'espère bien mourir avant qu'elle

ne baisse."

 

Finir en beauté, quelle première volonté !

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Published by PASCALOUP DE SAVOIE - dans Histoire des Arts
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